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En route vers l'Everest

Un voyageur en route vers l’Everest porte en lui un mélange d’attentes, de rêves et de craintes. Il espère, redoute ou cherche bien des choses à travers cette aventure.

D'abord, il y a l'appel du sommet, le rêve de l’altitude. L’Everest n’est pas seulement une montagne ,c’est un symbole, presque un  mythe.

Le voyageur s’attend à ressentir cette grandeur absolue, ce vertige d’être face au toit du monde. Il espère pouvoir toucher du doigt ce que signifie aller au bout de soi-même, même sans atteindre le sommet.

 

Comme beaucoup, nous visons  le camp de base  : symbolique en cette saison, la plupart des expéditions vers le sommet, ayant lieu au mois de mai. Au cours de cette progression, nous traversons ainsi divers villages sherpas, comme Lobuche et Gorakshep, aux drapeaux de prière tendus dans le vent glacial. Un vent qui nous partage autant d'odeurs animales que d'encens brûlant dans les autels disséminés sur le chemin.

 

Sans toujours le dire, nous vivons ici une sorte de retour à l'essentiel. Là-haut, tout devient simple: respirer, avancer, boire un thé chaud. 

Et puis, il y a l'émerveillement. Des moments suspendus. L'aurore sur le Nupse, le Lhotse, l'Everest. Le silence profond des glaciers et la nuit, les étoiles si proches que nous  pourrions les toucher.

C’est ce sentiment d’être minuscule mais vivant, qui fait de ce voyage bien plus qu’une simple expédition. Une immersion culturelle et spirituelle tout autant qu’une marche physique.